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Elections des députés par les Français à l’étranger en 2012

21 avril 2011 Laisser un commentaire

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 introduit la représentation à l’Assemblée nationale des Français établis hors de France. En 2012, pour la première fois, onze députés seront élus par les Français de l’étranger.
La loi organique relative à l’élection des députés et sénateurs a été publiée au Journal officiel du 19 avril dernier, après que le Conseil constitutionnel l’ait déclarée conforme à la Constitution. Il convient de relever que le choix fait par l’électeur de voter en France ou à l’étranger vaut dorénavant pour tous les scrutins dont la loi électorale prévoit qu’ils se déroulent également à l’étranger (élections présidentielles, référendums, élections législatives), sans panachage de lieu possible. En d’autres termes, si vous choisissez de voter à l’étranger lors des élections présidentielles, vous ne pourrez pas voter pour le député de « votre » circonscription en France : il vous faudra voter pour le député des Français de l’étranger. L’électeur qui choisit de voter à l’étranger pour ces scrutins conserve la possibilité de voter en France pour les élections locales (municipales, cantonales et régionales).

Outre le vote à l’urne en personne et par procuration (modalités en vigueur pour l’élection du président de la République et les référendums), les Français établis hors de France pourront, pour l’élection des députés, également voter par voie électronique/Internet ou s’ils le souhaitent par correspondance sous pli fermé.

Procurations cantonales 2011

27 février 2011 Laisser un commentaire

Rappel sur les procurations en vue des prochaines cantonales (repris du site de l’ambassade du Caire)

Les prochaines élections cantonales se dérouleront le dimanche 20 mars 2011 (premier tour) et le dimanche 27 mars (second tour). Elles permettront de renouveler les conseillers généraux élus les 21 et 28 mars 2004.

Les personnes inscrites sur les listes électorales d’une commune en France, peuvent exercer leur droit de vote, même s’ils résident à l’étranger, en établissant une procuration au Consulat général de France au Caire (7 rue Abi Shamar, Guizeh, ouvert du dimanche au jeudi, sauf le mercredi, de 9h à 12h30).

Avant d’établir une procuration de vote, au Consulat général de France au Caire, il est nécessaire de s’assurer que la personne désignée est bien inscrite sur la même liste électorale.

Afin de tenir compte des délais d’acheminement des procurations par la valise diplomatique, il convient de venir au Consulat général de France au Caire avant le mercredi 9 mars 2011. Passé ce délai, il n’est pas garanti que les procurations arrivent à temps dans les services de la commune concernée.

Quelles sont les conditions à remplir pour faire établir une procuration ?

- Le mandant doit justifier son identité ; se déplacer ; être inscrit sur une liste électorale en France ; attester sur l’honneur qu’en raison d’obligations professionnelles, il ne peut être présent dans sa commune d’inscription le jour du scrutin ;

- Le mandataire doit jouir de ses droits électoraux ; être inscrit sur la liste électorale de la même commune ; ne pas disposer de plus de deux procurations, dont une seule établie en France.

La procuration est valable, au choix, pour :
- un seul scrutin (pour les deux tours de l’élection, sauf indication contraire) ;
- une année à compter de sa date d’établissement ;
- une durée maximale de trois ans à condition que la procuration soit établie par l’autorité consulaire du lieu de résidence

 

Listes électorales françaises en Espagne

14 décembre 2010 Laisser un commentaire

Le Consul général de France à Madrid informe :

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en 2012. Pour la première fois, les Français de l’étranger vont pouvoir élire des députés. 11 circonscriptions ont été créées pour ce faire à l’Assemblée nationale. Les Français d’Espagne, du Portugal, d’Andorre et Monaco pourront élire leur député.

Afin de participer aux prochains scrutins, le Consulat général à Madrid vous invite à vérifier dès maintenant :

-         si vous êtes inscrit sur la liste électorale

-         si votre adresse est à jour

-         si vous avez fourni une signature

-         si vous avez fourni une adresse internet

 

Vous pouvez écrire au Consulat à l’adresse : ecrire@consulfrance-madrid.org

ou bien adresser un courrier au Consulat à l’adresse : Marquès de la Ensenada, 10,  28004 Madrid.

 

Pour tous renseignements pratiques sur les inscriptions sur le registre des Français ou les élections vous pouvez consulter notre site internet : www.consulfrance-madrid.org

Les personnes qui sont déjà inscrites et disposent d’une carte consulaire avec un numéro NUMIC peuvent modifier directement leur adresse en cas de changement et ajouter leur adresse e-mail.

Comment exercer son droit de vote à l’étranger ?

17 novembre 2010 1 commentaire
Repris du site du Consulat de Barcelone

Résidant à l’étranger, vous ne perdez pas pour autant votre droit de vote en France….

L’administration électronique au service des usagers…

17 novembre 2010 1 commentaire

Repris du site du Consulat de Barcelone


Chaque Français établi hors de France peut, par le biais du guichet d’administration électronique (GAEL), en utilisant son NUMIC demander son inscription sur la liste électorale consulaire, s’il n’y figure pas déjà, ou modifier à tout moment sa situation électorale impérativement avant le dernier jour ouvrable de décembre.

Le NUMIC est le N° qui vous a été communiqué lors de votre inscription au Consulat.

VOUS AVEZ OUBLIE VOTRE NUMERO D’IDENTIFICATION CONSULAIRE (NUMIC) ??

Si vous avez perdu votre NUMIC, vous pouvez prendre l’attache de votre consulat (tel : 932 70 30 25 ou 932 70 30 41), qui vous communiquera, par voie postale ou par voie électronique (si vous avez laissé un e.mail) votre identifiant.

COMMENT MODIFIER MA SITUATION ELECTORALE OU MES COORDONNEES PERSONNELLES ?

Pour ce faire, il vous suffit d’accéder au Guichet d’administration électronique (GAEL) en vous connectant au site France diplomatie, rubrique « Les Français à l’étranger », logo à droite de l’écran « Français établis hors de France »).

Attention à penser à mettre à jour au plus tôt votre situation électorale, lors d’un retour en France ou d’un changement de circonscription consulaire, notamment.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter les rubriques sur notre site « Comment exercer son droit de vote à l’étranger » ou nous contacter du lundi au vendredi de 09h00 à 13h30 au 932 70 30 25 ou 932 70 30 41.

Si vous quittez définitivement la circonscription de Barcelone , n’oubliez pas de nous signaler votre départ par messagerie ou courrier postal (Ronda de la Universitat 22B, 4° – 08007 Barcelone).

Toutes les informations relatives aux élections sont disponibles sur le site du Ministère des affaires étrangères et européennes.

Régionales 2010

27 mars 2010 Laisser un commentaire

La gauche partout en France sauf en Alsace (journal Ouest-France)

La gauche a remporté une nette victoire lors du second tour des élections régionales. Elle ne parvient toutefois pas à réaliser le grand chelem souhaité par Martine Aubry. L’UMP est parvenue à conserver son bastion alsacien.

Pas de grand chelem

On disait la gauche et la droite au coude à coude en Alsace. Finalement, la Région reste entre les mains de la majorité présidentielle. La liste de Philippe Richert (UMP) devance même nettement celle de Jacques Bigot (PS) qui avait fusionné avec Europe Ecologie, malgré un bon score du FN. « Les Alsaciens font un grand pied de nez au reste du pays », a commenté Yves Bur, député UMp du Bas-Rhin.

C’est la seule Région qui échappe à la gauche en métropole. Outre-mer, l’UMP profite de la division de la gauche pour récupérer La Réunion. La liste conduite par Didier Robert l’emporte à la faveur d’une triangulaire avec 45% des voix contre 35% au président sortant, Paul Vergès (divers gauche), et 19% à Michel Vergoz (PS).

La Corse, l’autre bastion de la droite, devrait basculer. La gauche arrive nettement en tête. Mais, face à une liste UMP et deux listes régionalistes, elle n’a pas la majorité absolue. Tout se jouera vendredi lors du troisième tour (l’élection du président)… qui avait réservé des surprises en 2004.

Une victoire sans précédent

Au delà du nombre des régions acquises, c’est l’ampleur de la victoire des listes de gauche qui est notable. Elles obtiennent en moyenne plus de quinze points d’avance à l’échelon national. Martin Malvy est le mieux élu, avec plus de 65% en Midi-Pyrénées. Avec 61%, Ségolène Royal devance de plus de vingt points le ministre des Transports, Dominique Bussereau. En Pays de la Loire, le PS qui l’avait emporté d’une courte tête en 2004, améliore son score de cinq points.

Martine Aubry parle d’une « victoire sans précédent » qui marque un « rejet de la politique du président de la République ». François Hollande évoque « un vote de défiance ». Jean-Pierre Grand, député villepiniste, estime que le message est « clair » et s’adresse « au président de la République et à lui seul ».

Le FN améliore son score

La droite espérait reprendre des voix au Front national. Raté. Le parti de Jean-Marie Le Pen parvient à améliorer son score de deux à quatre points dans les douze Régions où il était encore présent. Le « chef » a lui même recueilli plus de 23% des voix en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (20% au premier tour). « Un très grand succès », selon Marine Le Pen qui a elle-même gagné près de quatre points, avec 22% des suffrages dans le Nord-Pas-de-Calais.

Remaniement ministériel

François Fillon a reconnu « le succès » de la gauche et parlé de « déception pour la majorité ». Il assume sa « part de responsabilité ». Le Premier ministre sera reçu ce matin, 9 h, par le président de la République pour tirer les leçons de cette défaite. Selon toute vraissemblance, Nicolas Sarkozy devrait lui demander de procéder à un remaniement de son gouvernement. Le changement devrait être « modeste et technique », selon Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée.

Au niveau national, c’est la Gauche qui sort vainqueur de ce second tour des élections régionales. Les listes emmenées par les candidats de gauche totalisent en effet 53,2% des voix selon l’institut de sondage Opinionway.

Les listes de gauche gagnent 21 régions sur 22, l’Alsace restant à droite. Les listes de droite totalisent 37,1% des suffages et celles du Front National environ 9,7%.

Thierry Richard

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Voter en Espagne (élections locales et européennes)

 

L’Espagne a transposé la directive 94/80/CE par la Ley organica 1/1997. La Commission a reçu des autorités espagnoles les informations suivantes concernant les modalités d’inscription sur la liste électorale des citoyens de l’Union n’ayant pas la nationalité espagnole:inscrits sur les listes électorales, cette lettre sert à rappeler la tenue des prochaines élections.

  • Les électeurs doivent s’inscrire au registre municipal. Cette inscription est obligatoire pour toutes les personnes résidant en Espagne, qu’elles aient ou non la nationalité espagnole, et ces registres servent à constituer les listes électorales nationales.
  • L’Oficina del Censo Electoral (le bureau des listes électorales) tient à jour en permanence un registre des électeurs qui sont citoyens de l’Union et n’ont pas la nationalité espagnole, où sont portés tous les changements aux registres de populations municipaux concernant ces personnes. Ce registre contient les informationsindividuelles relatives aux électeurs provenant de registres de population locaux.
  • La législation espagnole dispose que les citoyens de l’Union qui n’ont pas la nationalité espagnole et résident en Espagne doivent manifester leur volonté de voter aux élections municipales ou européennes, lorsqu’ils votent pour la première fois. Pour respecter cette obligation, le bureau des listes électorales envoie un rappel à tous les électeurs de l’Union n’ayant pas la nationalité espagnole trois mois avant la date des élections, en leur demandant d’indiquer s’ils souhaitent voter ou non. Le formulaire approprié est joint en langue espagnole mais les instructions sont disponibles dans toutes les langues communautaires et une enveloppe prétimbrée est fournie pour la réponse. Les formulaires sont également disponibles dans tous les sièges des autorités locales espagnoles six mois avant les élections. Pour les citoyens de l’Union qui étaient déjà
  • Enfin, des listes provisoires de citoyens de l’Union ayant le droit de vote sont établies sur la base des réponses affirmatives. Ces listes sont affichées dans les bureaux des autorités locales pendant une période de huit jours à compter du sixième jour suivant la convocation des élections. Des recours peuvent être déposés pendant cette période et les noms des personnes ayant obtenu une suite favorable sont intégrés dans la liste finale

Sénat: élections européennes

26 octobre 2008 Laisser un commentaire
Droit de vote des Français établis hors de France aux élections européennes 13 ème législature
Question orale sans débat n° 0294S de M. Richard Yung (Français établis hors de France – SOC)

  • publiée dans le JO Sénat du 18/09/2008 – page 1855
M. Richard Yung interroge Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le droit de vote des Français établis hors de France aux élections européennes.
Il lui rappelle que jusqu’au scrutin de 1999 nos concitoyens de l’étranger pouvaient participer à l’élection des députés européens en votant dans des bureaux de vote mis en place dans les consulats. Ce système a malheureusement été supprimé par la réforme de 2003, qui a régionalisé cette élection sans rattacher les Français de l’étranger à aucune circonscription. Ces nouvelles dispositions ont eu pour effet de limiter l’exercice du droit de vote des citoyens français résidant hors des frontières de l’Union européenne. Désormais, seuls les Français établis dans un autre État de l’Union ont la possibilité de voter dans leur pays de résidence s’ils ont été admis à y exercer ce droit. Malgré l’assouplissement des critères d’inscription sur les listes électorales communales, de nombreux Français de l’étranger ont été exclus du collège électoral lors des élections européennes de 2004. En outre, parmi ceux qui étaient inscrits sur des listes communales, beaucoup n’ont pas pu voter par procuration en raison de la complexité de cette procédure (difficulté à trouver un mandataire, délai de transmission des mandats par la valise diplomatique, etc.). De très nombreux Français établis hors de France se trouvent donc actuellement dans une situation d’inégalité devant le suffrage : inégalité par rapport aux Français inscrits sur les listes communales et inégalité par rapport à d’autres citoyens européens qui, eux, peuvent voter dans les consulats.
Par conséquent, il lui demande si le Gouvernement entend permettre aux Français inscrits sur les listes électorales consulaires de retrouver la possibilité de voter dans des bureaux de vote ouverts à l’étranger pour l’élection des députés européens. Par ailleurs, il souhaite savoir s’il ne serait pas possible de créer une circonscription « Français établis hors de France » afin que nos concitoyens soient représentés en tant que tels au sein du Parlement européen.
Réponse du Secrétariat d’État à l’intérieur et aux collectivités territoriales

  • publiée dans le JO Sénat du 29/10/2008 – page 6272
M. le président. La parole est à M. Richard Yung, auteur de la question n° 294, adressée à Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.M. Richard Yung. Ma question porte sur les modalités de vote des Français établis hors de France pour les élections européennes.Les Français établis hors de France vivaient heureux jusqu’à la réforme de 2003. Il n’y avait avant cette date qu’une seule circonscription, la France, et ils pouvaient voter dans les consulats. Tout se passait bien.

Puis la réforme est intervenue et a régionalisé le scrutin des élections européennes. Dans le feu de l’action, soit les Français de l’étranger ont été oubliés – cela arrive parfois –, soit on n’a pas su où les caser.

Par conséquent, ils sont encore privés aujourd’hui de la possibilité de voter dans les consulats.

Seuls les Français établis dans un autre État de l’Union européenne peuvent voter dans le pays où ils résident, ce qui concerne environ la moitié des Français vivant à l’étranger.

Pour les autres, la seule possibilité est qu’ils soient inscrits sur une liste électorale en France et qu’ils désignent un mandataire. Cela vous paraît peut-être simple, mais pensez qu’il s’agit en fait d’une série de démarches non évidente à mettre en œuvre. Il faut d’abord s’inscrire si on ne l’est pas déjà – certes la procédure a été facilitée – et il faut surtout trouver et désigner un mandataire. Après tout, on peut ne plus avoir de lien direct dans la commune.

Le résultat est que les 2,5 millions de Français établis hors de France participent beaucoup moins aux élections européennes qu’ils ne le devraient et qu’ils ne le souhaitent, car ils ont une sensibilité européenne très marquée. C’est un paradoxe puisque la réforme de 2003 visait précisément à rapprocher l’individu du Parlement européen.

Telle est donc la situation. Voilà pourquoi je me tourne vers Mme la ministre pour lui demander quelles sont les réflexions du Gouvernement en la matière.

Plusieurs solutions peuvent être envisagées. On peut imaginer de créer une circonscription des Français établis hors de France. On peut également imaginer de rattacher les Français établis hors de France à une des huit circonscriptions. Nous avions pensé à celle de Nantes puisque cette ville est en quelque sorte la capitale administrative des Français établis hors de France dans la mesure où y sont rassemblés tous les services administratifs qui les concernent.

D’autres solutions sont, bien sûr, également envisageables et nous sommes tout à fait prêts à en débattre.

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État.

M. Alain Marleix, secrétaire d’État à l’intérieur et aux collectivités territoriales. Monsieur le sénateur, vous avez interrogé Mme le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le droit de vote des Français établis hors de France aux élections européennes.

Comme vous le savez, le code électoral offre à nos compatriotes installés à l’étranger des possibilités d’inscription sur les listes électorales en France très larges et adaptées globalement à leur situation.

Pour l’élection au Parlement européen – je connais votre engagement fort pour l’Europe –, les Français établis hors de France peuvent, depuis la loi du 11 avril 2003, soit s’inscrire sur une liste électorale en France et voter personnellement ou par procuration, soit, s’ils résident dans un pays de l’Union européenne, s’inscrire sur les listes de leur État de résidence et y voter.

Le problème se pose pour les quelque 260 000 électeurs français qui ne résident pas dans un État de l’Union européenne et qui ont choisi de voter uniquement dans leur État de résidence.

Je signale, cependant, que dans une décision en date du 3 avril 2003 le Conseil constitutionnel a estimé que les dispositions actuelles du code électoral offraient suffisamment de possibilités pour la participation des Français de l’étranger aux élections européennes.

Dans ces conditions, il n’est pas envisagé pour le moment de modifier la législation actuelle.

Je rappelle, enfin, que la récente modification constitutionnelle a créé au sein de l’Assemblée nationale une représentation pour les Français établis hors de France, qui s’ajoute à celle qui existe au Sénat. Cela montre l’intérêt que le Gouvernement porte à l’expression du suffrage des citoyens établis hors de France.

Le projet de loi sur ce que l’on appelle le « paquet électoral » que j’aurai l’honneur de défendre et qui sera soumis au Sénat dans quelques semaines traite, notamment, de cette question. Nous aurons donc l’occasion d’en reparler bientôt très largement.

M. le président. La parole est à M. Richard Yung.

M. Richard Yung. Je donne volontiers acte à M. le secrétaire d’État des efforts qui ont été faits, que nous soutenons et dont nous nous réjouissons, afin que les Français établis hors de France soient représentés à l’Assemblée nationale. C’est évidemment un grand pas en avant pour ce qui est de notre représentation politique.

Mais cela ne répond pas au problème que j’ai évoqué, à savoir celui des élections européennes.

Le chiffre de 260 000 électeurs français qui ne résident pas dans un État de l’Union européenne me surprend. À peu près 900 000 électeurs sont inscrits sur les listes électorales : la moitié d’entre eux sont établis dans l’Union européenne et l’autre moitié hors de l’Union européenne. Le chiffre exact devrait donc se situer entre 450 000 et 500 000 électeurs.

Quoi qu’il en soit, les chiffres étant ce qu’ils sont, j’ai surtout posé une question de principe et je ne me satisfais évidemment pas de la non-réponse de M. le secrétaire d’État.

Le sujet doit être examiné, car il est important que nos compatriotes établis hors de France puissent participer à ce scrutin. Il nous faut trouver les modalités leur permettant de le faire dans de bonnes conditions, à savoir en votant dans les consulats

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